Le retour du fils prodigue

Publié: 26 janvier 2011 dans On the road again...

Jamais de mémoire de festivaliers, on avait vu autant de monde au Rendez-Vous de Terres Neuves (Bègles). La raison ? A moins de 48h de l’ouverture du site, une folle rumeur envahit la presse locale : Bertrand Cantat ferait son grand retour sur scène à cette occasion. Et la rumeur n’en était pas une.

Le Rendez-Vous de Terres Neuves est un festival de la contre-culture où se côtoie une population hétéroclite entre bobos et babas, si j’ose dire, entre musique et débats citoyens. Mais pour cette édition 2010, il y avait une foule tous azimuts âgée de 7 à 77 ans, et les rencontres affichaient un fier « complet » ! La plupart du public n’avait qu’un but : assister à la renaissance musicale et scénique de Bertrand Cantat. Et il a fallu s’armer de patience ! Car ce n’est que vers minuit trente que l’inimaginable s’est produit… A la troisième chanson du groupe Eiffel… Tout en douceur ! Tout en discrétion ! Un « guest » de prestige s’est joint à la formation pour interpréter « A tout moment la rue ». Bertrand n’a pas parlé, il a juste chanté, avec un énorme sourire accroché au visage et une pêche d’enfer… Il a ensuite quitté la scène aussi discrètement qu’il est apparu. Le public, lui, est en délire… Moi, la première ! Il y avait aussi un poil de fébrilité parmi les spectateurs : tout le monde voulait se masser au plus près de la scène, bien conscient d’assister à un moment historique dans l’aventure du rock français, de surcroît d’origine bordeluche ! Puis la tension et les bousculades sont retombées… Eiffel a poursuivi sa performance. Les spectateurs n’attendent qu’une chose que Bertrand revienne pour chanter et pour parler ! C’est à la fin, vers une heure et demi du matin que le chanteur de Noir Désir a de nouveau investi la scène pour deux morceaux : « Le temps des cerises » dans une version plus rock que celle qui avait été mise en ligne gratuitement sur le site du groupe, et un morceau d’Iggy Pop « Search and Destroy ». Il a été génial, parfait, généreux, fougueux. Toujours son immense sourire accroché au visage. Le public lui est tout acquis bien sûr, il est aux anges scandant à tout-va des « Bertrand, on t’aime ». Visiblement ému, le leader charismatique de Noir Dez, comme on les appelle à la maison, m’a bouleversée, tout comme mes voisins et mes voisines avec son « Merci, ça fait chaud au cœur ». Je crois que je n’ai jamais vu quelqu’un prendre autant de plaisir sur scène. Je crois que je n’ai jamais vu, entendu et participé à une telle ovation.

Pendant la soirée, de nouveaux bruits parcourent déjà le chapiteau : la formation au grand complet se produirait dans les prochains jours sur la scène du Krakatoa (Mérignac).

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