Retour béni dans l’Hexagone

Publié: 26 janvier 2011 dans On the road again...

16 juin 2010. Neuf ans presque jour pour jour (19 juin 2001), me revoilà devant le palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), en train de patienter sur les marches, ou plus exactement de trépigner, car mon excitation est à son maximum ! Pourquoi ? Bon Jovi, mon groupe préféré parmi mes rockers favoris, offre à la France une date de leur Circle Tour.

Bercy est fébrile, surexcité, impatient ! Pour leur unique passage en France, Bon Jovi va avoir droit à un triomphe : le groupe est attendu comme le messie ! Et en bons gourous, les boys vont mettre en transe pendant deux heures et demie les dix-huit mille spectateurs. « Blood on blood » ouvre le bal sous les applaudissements et les cris d’une foule en délire ! L’entente entre les garçons fait plaisir à voir sur les écrans géants : comme au bon vieux temps, ils s’éclatent, même si on sait que le show est parfaitement répété et rôdé. La complicité du duo Jon Bon Jovi, le chanteur, et Richie Sambora, le guitariste, est émouvante. Le blond et le brun assurent le spectacle : l’accord parfait entre leurs deux physiques, l’accord parfait entre leurs timbres de voix, l’accord parfait sur scène. Le public communie totalement avec son groupe : les gestes de Jon, ce sacré showman, on les connaît, on les répète ; les chansons, on les récite, enfin, on les hurle. Pour moi, un seul mot convient pour exprimer ce que je ressens : amazing. Oui, ils sont étonnants, Jon, Richie, David Bryan (aux claviers), Tico Torres (l’incroyable batteur). Mais pas seulement, ils sont aussi irréels tant on les aime, sensationnels tant leur musique nous touche, généreux comme toujours. Je ne perds pas une miette de ce qui se passe devant mes yeux. Les écrans géants aidant, j’ai l’impression que le groupe est juste à côté de moi ! Pourtant, et ça personne n’a réussi à nous le cacher, Jon, le leader et fondateur charismatique, est épuisé. Il nous parle : « It’s been a long time. » Les caméras sont braquées sur lui : son visage, marqué par d’énormes cernes, trahit sa fatigue (le groupe a enchaîné les dates à l’O2 Arena, London). Ses traits sont très tirés. Sa voie est plus rauque qu’à l’accoutumée. Et en guise de réponse, on s’arrache les cordes vocales ! Ce cri, comme un seul homme signifie : « Revenez-nous vite les gars, ok ? » A croire que nous avons été aussi efficaces qu’une certaine pile (sponsorisée par un lapin rose !), car, Jon repart de plus de belle. Il ne s’économise pas, va d’un bout à l’autre de la scène, utilise les passerelles, dandine ses jolies petites fesses, saute à au moins trois mètres du sol, joue de la guitare, danse, sourit, jette des œillades… Le temps d’une pause, il laisse Richie pousser la chansonnette pour le plus grand bonheur de cet immense musicien, et pour le notre aussi : mister Sambora a un joli brin de voix et il diabolisé « Lay your hands on me ». La setlist est un savant mélange des succès des 80’s, sans oublier les standards des années quatre-vingt-dix, celles de la consécration, mais aussi les hits des années 2000. Au milieu du spectacle, un surprise nous attend : le groupe se déplace le long d’une rampe, pénètre au cœur même de la fosse (j’ai maudit ma place-gradin aussi bien située soit-elle) pour un petit tour en acoustique : c’est juste magique. Richie et Jon « grattent », le premier sa guitare à double manche, le second sa guitare sèche, David joue de l’accordéon, et Tico bat la mesure avec un étrange instrument. J’aime ces moments-là : pas d’artifice, pas de gros son, c’est juste de la (vraie bonne) musique.

Les boys ont peut-être vieilli, mais pas leur musique qui nous envoûte toujours autant. Ils n’ont pas perdu une once de leur légendaire énergie. Et avant de quitter la scène, ils nous proposent encore quelques morceaux pour un dernier rappel. A quand une prochaine date ?

Un petit mot sur la première partie :

Avant que les boys du New Jersey n’investissent la scène, Bon Jovi nous a réservé une belle surprise : One Republic a mis le feu au palais omnisports de Paris-Bercy. Pendant une trentaine de minutes, je découvre un groupe qui a une pêche d’enfer, qui montre un véritable plaisir à jouer sur scène. L’énergie de Ryan Tedder, le chanteur multi-instrumentiste de la formation, est largement communicative. Les rockers américains jouent leurs standards qui avaient inondé nos ondes l’été dernier. Ils nous proposent quelques morceaux que je ne connaissais pas. Bercy a très bien réagi au tour de chant proposé. La précision est importante, car je trouve le public parisien très dur, pas toujours réactif contrairement aux ambiances de folie que je peux rencontrer par chez moi, dans les petites ou grandes salles bordelaises ! Bon d’accord, il faut dire que les Parisiens étaient en sous-effectifs : en attendant l’ouverture des portes, j’avais fait un petit tour d’Europe avec les files d’attente voisines. Merci à Bon Jovi d’avoir si bien choisi cette petite mise en bouche… Les choses sérieuses peuvent alors commencer !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s