Une putain de tournée, un putain de stade

Publié: 26 janvier 2011 dans On the road again...

Les fans d’Indochine attendaient avec impatience le 17 janvier : en effet, c’est la date choisie par le groupe pour sortir en DVD (et Blu-Ray) le désormais mythique concert du Stade de France (gentiment surnommé le SDF) du 26 juin 2010, Putain de Stade. Pour mémoire, Indochine a rempli le SDF, soit 80 000 spectateurs (dont je faisais partie), du jamais vu pour un groupe de rock français ! Retour sur un « putain » de concert.

N’en déplaise aux Indofans qui vont me lire, mais je vais commencer par les choses qui fâchent. Notre mise en bouche à été longue, voire pénible. Une mention spéciale tout de même aux Wampas et à leur chanteur survolté, Didier, que je n’avais jamais vus sur scène. On peut dire qu’ils ont mis le feu ! Zéro économie ! La pêche à 200% ! Le leader assure le show avec sa guitare Hello Kitty : un pogo assis sur une scène, le so rock jeté de guitare, le gars du public qui monte sur scène… La foule s’égosille sur le célèbre hymne Manu Chao. Après, ça se gâte un tantinet ! L’ambiance retombe comme un soufflé avec la DJette pseudo gothique, Miss Kittin. Et là, ca a été long, très long, trop long ! Le public fébrile s’impatiente : le set proposé flirte avec le degré zéro de l’ennui le plus ferme ! Ici et là, j’entends quelques huées mélangées à des sifflements.

Autre bémol, et pas des moindres : le groupe Indochine lui-même. Nicola Sirkis et son acolyte, Oli de Sat (un des deux guitaristes), ont trop insisté dans la presse sur les surprises du SDF. Il s’est dit que Jacques Dutronc himself viendrait chanter L’Opportuniste (info confirmée dans le très sérieux Rolling Stone qui a consacré un hors série aux Indoboys en juin 2010), ou encore que les anciens membres Dominique Nicolas et Dimitri Bodianski seraient de la partie (très peu probable pour le premier vu les tensions avec Sirkis, le second est venu jouer du saxophone sur un morceau avec Lou, la nièce de Nicola)… La seule chose dont on était sûr, et il aurait été difficile de ne pas le savoir, tant le groupe l’a rabâchée, c’est que le spectacle serait simple, humain et surtout pas un show à l’américaine avec de gros effets et tout le toutim ! Il me semble donc normal que le prix des places n’atteigne pas celui des grands groupes internationaux : c’est un peu « démago » de le répéter à longueur d’interview !

Au final, Indochine s’est produit pendant deux heures et demie avec une petite session acoustique où le groupe s’est jeté dans la fosse aux lions, euh, pardon, aux Indofans, grâce à une deuxième scène. Seul hic, le groupe tourne alors le dos à une partie du public, sauf Oli de Sat, qui excelle dans l’art du 360° ! Je tiens ici à remercier les écrans géants qui ont facilité la vie des spectateurs ce soir-là, dont la mienne ! En ce qui concerne le concert des Indoboys et leur prestation, comment dire ? Pour moi, il ne s’agissait que d’une date supplémentaire de leur folle tournée, le Meteor Tour : décors identiques, toujours le même medley. Seules différences notables : quelques chansons en plus, des écrans géants plus grands et un Nicola Sirkis plus ému qu’à l’accoutumée. Il est clair que la communication du groupe a été parfaite, et la mayonnaise a très largement pris. Le public a été séduit et conquis. Pour ma part, j’ai adoré vivre cet événement au milieu de 79 999 autres personnes : c’est très impressionnant  cette communion ! L’ambiance est toute particulière dans un stade, il faut vivre ça au moins une fois dans sa vie. Mais pourtant en quittant ma pelouse, c’est la déception qui l’emporte quand même : je n’ai pas été surprise, je revoyais pour la quatrième fois en peu de temps le même show. Je tiens à préciser quand même que j’ai passé un bon moment musical, mais pas « d’orgasme » musical, que j’ai bien chanté, et que j’ai bien mitraillé la scène !

Par contre, j’ai eu une révélation ce fameux 17 janvier. Bien sûr, je voulais la vidéo de ce concert auquel j’avais assisté et participé, et qui est aujourd’hui un pan de l’histoire du rock français. Et en amoureuse du rock et des beaux objets, j’ai craqué sur le collector, Forcément ! C’est une très belle box en métal : un super packaging comprenant trois DVD, deux CD, un poster, et là, le prix défie vraiment toute concurrence. Et bien croyez-moi ou non, mais j’ai redécouvert ce Putain de Stade. Première différence non négligeable, j’y vois superbement bien et le son est au point ! Ces considérations mises à part, j’ai pris une « putain » de claque. Le montage du film est parfaitement réalisé et on prend conscience de l’énormité « du truc ». Un mot : impressionnant. Ce n’est pas une foule, c’est un océan de fourmis massé derrière une scène prêt à acclamer un « putain » de groupe.  Et j’en étais !

Mais je reste sur mes positions, le concert est un Meteor Tour amélioré, sauf que cette « putain » date du 26 juin 2010 restera dans toutes les mémoires, y compris la mienne.

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