A la beauté des rêves…

Publié: 23 février 2011 dans On the silverscreen...

A 20 ans, on rêve de conquérir le monde, de vivre selon ses idéaux et ses passions. De biens belles intentions ! Parfois, on maintient le cap. Parfois, on doit réviser ses positions et ajuster le tir. En tout cas, dans Coyote Girls (pour la VF) / Coyote Ugly (pour la VO), David McNally raconte l’histoire d’une jeune provinciale partie dans une grande ville, pour la mettre à ses pieds. Cette historiette si mignonne va ravir le cœur des adolescentes, et rappeler quelques bons souvenirs à toute une génération de trentenaires ! Ce film, je l’ai vu à sa sortie au cinéma, et je crois n’avoir jamais loupé une de ses rediffusions à la télé… Un vrai bon moment, à partager entre copines, avec un verre, ou alors quelques petites cochonneries bien caloriques !

Le pitch :

Violet Sanford est tout juste âgée d’une vingtaine d’années, l’heure de quitter le nid familial si douillet pour voler de ses propres ailes. Adieu le New Jersey, direction New York où elle ambitionne de se faire (re)connaître comme auteur-compositeur. Et bien sûr Big Apple lui réserve son lot de mauvaises surprises, de coups durs et de petits miracles, comme celui d’être embauchée comme serveuse, dans un bar miteux, mais ô combien populaire, le Coyote Ugly. Ce petit grain de sable, et de folie, va changer sa vie.

Mon avis :

J’assume à 200% (voire plus !) le fait d’être fan de cette bluette pour ado, de ce teen-movie. Qui n’a pas craqué devant le joli minois de Piper Perabo, qui interprète Violet Sanford, quand elle se bat dans l’enfer des maisons de disques, contre ses démons, pour joindre les deux bouts… Toujours avec un grand sourire… L’optimisme n’est jamais loin. Et si ce n’est pas Violet qui est positive, sa garde rapprochée l’est pour elle. Et ça, ça fait du bien ! Qui n’a pas fondu devant l’attention que Violet porte à son père ? Elle surveille son alimentation (il faut dire que le papa est assez imposant : rappelez-vous la série à succès des années 90, Roseanne, ça vous parle ? Le mari de Roseanne, c’est le daddy de Violet, l’excellent John Goodman, qui est super attachant dans son rôle de papa poule !). Ils sont très proches, même si William Sanford a du mal à voir son bébé grandir, et quitter le cocon.

Bon d’accord, les détracteurs vont me dire que ce film est cousu de fil blanc, qu’on connaît la fin avant même de l’avoir vu ! Et alors ? Coyote Girls n’est certes pas du grand cinéma, mais c’est comme une barre d’Ovomaltine, « de la dynamite » ou comme un Mars, « et ça repart » ! Et je crois que ce genre de films est une vraie bulle d’oxygène : c’est simple, frais, gai… Un petit rayon de soleil dans une journée morne ! Donc oui, Coyote Girls peut être comme un film d’apprentissage (vous avez remarqué que j’aime cette comparaison en référence au genre littéraire qu’est le roman d’apprentissage) : la petite Violet va tout mettre en œuvre pour réaliser son rêve. On ne peut que lui tirer notre chapeau ! Et au passage, elle passe par la case « trouver le grand amour ». Double coup de chapeau !

La dynamique du film tient aussi et surtout à une BO d’enfer. La musique est super entraînante. Mes scènes préférées sont bien évidemment au bar où les serveuses, sexy en diable, dansent sur le comptoir. Elles dominent leur monde du bout de leurs bottes et de leurs bouteilles ! Tom Cruise, l’illustre Brian Flanagan dans Cocktail, a de sacrées rivales ! Petite précision, les actrices ont été entraînées par Jennifer Curann, une ancienne barmaid. Et on y croit dur comme fer : les Coyote, Tyra Banks, Izabella Miko et Brigdet Moynahan sont absolument géniales. J’ai une petite préférence pour cette-dernière qui a un caractère bien trempé ! Ces amazones des temps modernes redonnent vie au Coyote Ugly peuplé par une faune masculine en mal d’émotions fortes (et d’alcool), et des dames chaudes comme de la braise ! Plusieurs scènes cocasses vont s’y dérouler : pensez à ne jamais commander de l’eau dans un bar, c’est pêcher ! Ou encore, messieurs,  évitez de rendre service à une copine sinon vous pourriez finir vendu aux enchères à la plus généreuses des furies… Bref, beaucoup de passages sont franchement drôles !

Si je devais mettre un petit carton à peine jaune au film, il concernerait le jeu de Piper : Violet n’est pas toujours super convaincante, limite agaçante, et par moment, ça peut lasser. J’ai aussi une petite réserve en ce qui concerne le play-back : Piper Perabo ne chante pas, c’est Le-Ann Rimes qui la double. Et si on est attentif (à force de voir le film, on remarque les défauts !), elles ne sont pas toujours bien calées… L’affront est réparé lorsqu’elles partagent le bar dans le final et où elles poussent la chansonnette. L’effet est garanti : pousser les meubles, ça va swinguer dans votre salon !

Pour la petite histoire, sachez que ce film est inspiré d’une histoire vraie (on aime bien la mention « based on true events » aux Etats-Unis) : la scénariste Gina Wendkos s’est inspirée d’un article paru dans un magazine féminin, GQ, pour écrire son script. L’article en question était signé par une certaine Elizabeth Gilbert qui racontait son expérience en tant  que serveuse à New York, une de ses multiples vies (mais si, vous savez qui est Elizabeth Gilbert, c’est l’auteur de l’incontournable Mange, Prie, Aime). Toutes ces success-stories me font penser à une phrase d’Oscar Wilde : « La sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. »

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commentaires
  1. Alain DUCEPT dit :

    Merci pour cet article: je suis vraiment d’accord.
    Et je suis un homme…
    Alors, oui, allez-y, passez un moment très sympa, joyeux et chargé d’espoir, malgré les clichés.
    Simple et tonique.

    Merci encore.

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