Marqués à jamais…

Publié: 15 mars 2011 dans On the silverscreen...

D’accord, d’accord, d’accord, je le confesse, j’adhère à la Pattinson mania ! Mais pour une fois que le beau Robert dépose son costume de vampire au vestiaire, il serait dommage de ne pas en profiter ! Le slogan du film dit : « Il y a des histoires d’amour qui vous marquent à jamais. » Loin de la bluette post-ado, croyez-moi, vous ne sortirez pas indemne de Remember me

Le pitch :

Tyler est un jeune et beau New-Yorkais de 22 ans. Issu d’un milieu privilégié, il est en conflit avec sa famille, surtout son père ; mais il se rebelle aussi contre une société qu’il tolère peu ou mal. Après une altercation avec un policier bougon, il décide de se venger en séduisant sa fille, avec laquelle il partage un cours à la fac. Mais ce qu’il ignore, c’est qu’il va tomber fou amoureux de la jolie et fragile Ally.

Mon avis :

A la sortie de Twilight – Chapitre 2 : Tentation, mon cinéma habituel présentait déjà l’affiche de Remember me. Sur un réseau communautaire, Facebook, pour ne pas le citer, les groupes plus ou moins officiels du prochain film avec Robert Pattinson se multipliaient. Inutile de vous dire que les cinq mois suivants m’ont paru une éternité ! Mais j’ai été très  largement récompensée : Remember me a été à la hauteur de mes espérances, et même plus, n’en déplaise à certains/es.

A la réalisation, on retrouve Allen Coulter : Remember me est son deuxième long métrage (en 2006, dans Hollywoodland, un thriller, il a dirigé Adrien Brody et Ben Affleck). Si son nom est inconnu du grand public, il faut savoir qu’il s’est illustré à la réalisation d’épisodes de séries à succès, comme l’excellentissime Sex’n’the City, les géniaux Soprano ou plus récemment, l’extraterrestre Sons of Anarchy. Vous vous doutez donc que derrière la caméra, le garçon est très doué et super efficace. Comme beaucoup d’illustres réalisateurs, Woody Allen ou Martin Scorsese pour ne citer qu’eux, Coulter fait de la ville de New York un personnage à part entière. A la fois sublimée (dans le parc, dans les beaux quartiers) et maltraitée (scènes de bagarres, scènes dans la prison), on a envie de croquer dans la Grosse Pomme avec lui et ses acteurs! Pourtant tourner à New York n’a pas été de tout repos : les scènes en extérieur étaient continuellement envahies par les fans et par les paparazzi ! Notez un dernier détail, qui à son importance dans l’histoire de la ville qui ne dort jamais : les événements se déroulent avant un tragique 11 septembre. Une époque où les New-Yorkais étaient insouciants, et regardaient vers l’avenir. On ressent cette ambiance légère par l’attitude des personnages, par les décors. On a encore cette impression que tout est possible !

Trois scènes m’ont particulièrement marquées, et à coup sûr, elles deviendront cultes avec le temps ! La première se déroule à la fête foraine : Tyler et Ally (interprétée par Emilie de Ravin, transfuge de la série Lost) se cherchent, se découvrent. Et en bon mâle, Tyler cherche à impressionner sa belle : dans un stand, il s’essaie au tir… Un échec : il finit par soudoyer le forain et obtient un panda géant ! C’est une très jolie scène, tournée simplement, mais les sentiments sont à fleur de peau et le spectateur se prend au jeu. L’autre concerne un moment plus intime entre nos deux tourtereaux : comme dit l’adage, « jeu de mains, jeu de vilains ». A force de se chercher, Tyler et Ally finissent leur tendre bagarre sous la douche ! Quant à la troisième scène, il s’agit du final du film… Je n’en dirais pas plus pour ne gâcher votre plaisir… Sachez juste que c’est bouleversant. Et en fonction de votre attachement aux personnages et/ou à New York, c’est carrément insoutenable !

D’autres passages du film sont particulièrement attachants, comme la relation entre Tyler et sa petite sœur. Judy Jerins qui joue le rôle de Caroline Hawkins, est impressionnante de sincérité et de maturité.

Sachez que sans Will Fetters, le scénariste, le film n’aurait jamais vu le jour ! En effet, il s’est inspiré de sa propre expérience pour donner une consistance au personnage de Tyler. Du temps de l’université, le jeune Fetters voulait entrer en fac de droit… Mais après une bagarre dans un bar, il a passait une nuit en prison. Son casier n’étant plus vierge, il pouvait alors faire une croix sur le barreau ! C’est un peu ce qui arrive à Tyler, la théorie du « au mauvais endroit, au mauvais moment », sauf que lui, il préfère vendre des livres, un pied de nez à la fulgurante carrière de son père, interprété par un Pierce Brosnan bluffant, en patriarche dur qui masque ses sentiments.

Et c’est ce scénario qui a fait craqué Robert Pattinson, bien avant qu’il ne devienne un personnage au sang froid ! Pattinson est cependant coutumier de ces rôles de jeunes hommes qui ne veulent pas entrer dans le moule. Dans la saga Twilight, il incarne un vampire qui tombe amoureux d’une mortelle. Dans How to be, sorti en 2008, il interprète un jeune déjanté, en pleine crise existentielle et en proie à des problèmes familiaux. Les caractéristiques de ces personnages m’ont fait penser à un autre grand rebelle du cinéma, James Dean. Pas étonnant que je songe à la légende, quand Pattinson lui-même, ne se cache pas d’être un fan de la star, et de s’en inspirer. Il n’y a qu’un pas pour dire de Pattinson qu’il est le nouveau James Dean ! Après Johnny Depp, Brad Pitt, River Phoenix, Christian Slater ou Luke Perry, c’est donc à lui d’endosser ce lourd héritage. En est-il digne ? L’avenir nous le dira !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s